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Allocution du 14 juillet 2020

Ce 14 juillet obéit encore dans son organisation aux différentes circulaires notamment préfectorales qui nous parviennent en mairie.

Ainsi, avons-nous convié à ce rassemblement patriotique ce qu’il est convenu d’appeler les forces vives de la Commune. Chaleureux merci pour votre présence.

Cérémonie minimaliste ne signifie pas, du moins dans mon esprit, cérémonie au rabais. La Fête Nationale a été, est, et je l’espère, restera le moment où tous les amis de la République se retrouvent autour de valeurs et de symboles… autour de notre devise également : liberté, égalité, fraternité.

Elle est un peu fatiguée notre devise, elle est parfois un peu piétinée et pour bon nombre de nos compatriotes, elle sonne parfois creux.

Et pourtant… si ce triptyque cessait d’être l’étoile qui nous guide depuis 1789, la France ne serait plus tout à fait la France.

Je sais bien qu’on ne pense pas tous les matins à notre devise républicaine en se rasant. Mais autorisez-moi à vous livrer quelques réflexions sur ce sujet qui m’est cher.

Les trois termes de notre devise sont à la fois complémentaires et antagonistes.

Si la liberté prédomine, elle empêche l’égalité et ne suscite en rien la fraternité.

L’égalité, si elle est imposée, affecte la liberté et n’apporte rien à la fraternité.

Quant à la fraternité, elle s’éduque mais ne s’instaure pas. Elle relève d’une conscience citoyenne forte. Si la fraternité accompagne simplement la liberté et l’égalité sur le fronton de nos écoles, nos mairies, nos monuments, c’est-à-dire si elle n’est qu’un mot, elle ne signifie pas grand-chose. Elle doit être vécue comme une conscience d’appartenir à une même communauté. Cette question-là, je crois que vous le savez me turlupine… et en même temps elle guide les choix que je fais dans ma fonction de maire.

Le constat est banal, nous sommes dans une civilisation qui a favorisé l’individualisme, j’oserais affirmer qui l’a organisé. Nos élites ont tous lu Machiavel et savent dresser les hommes, les classes, les sociétés, les uns contre les autres. L’individualisme peut avoir des aspects positifs mais le plus souvent il est négatif quand il devient égoïsme, méfiance, mépris des autres, voire culte de soi.  Cela s’est traduit progressivement par une crise des solidarités : crise des solidarités de la famille qui prévalait dans les sociétés plus anciennes, crise des solidarités villageoises ou de quartiers, des solidarités de travail…

Il aura fallu le dramatique épisode du coronavirus et le confinement qui ont ramené les hommes à leur condition pour voir refleurir l’entraide, la solidarité de voisinage, l’empathie, les élans de reconnaissance. La fraternité en somme.

On ne peut pas imposer arbitrairement le sentiment de fraternité… Elle n’est ni un décret, ni une loi. Elle est en nous dans ce que le sociologue Edgar Morin appelle le « tu – nous » qui se manifeste dès la naissance par l’empathie, l’attachement, les besoins de contact et qui se développe dans la famille, puis dans les groupes de copains ou d’amis et enfin dans des communautés plus larges.

Au fil du temps, ce « tu – nous » s’est appauvri et dans notre civilisation actuelle, il est devenu peu consistant.

Il apparait désormais plus que nécessaire de développer les sentiments de solidarité et de fraternité à l’égard des autres dans notre village, à l’égard de la nation aussi, voire de l’humanité entière.

Ce sont ces sentiments là que j’appelle de mes vœux, en rappelant que faire du bien à autrui, c’est se faire du bien à soi-même…

Ne l’oublions pas pour que vive mieux encore notre village et notre République et Vive la France.